Les Canadiens et les Canadiennes veulent que le gouvernement fédéral défende la liberté d’expression dans les médias et s’attaque au problème que pose la concentration de la propriété des médias.
D’après un sondage mené par le SCEP en juillet 2002, la plupart des Canadiens et des Canadiennes croient que les propriétaires des médias exercent trop d’influence sur la teneur des nouvelles et des articles d’opinion des journaux et des stations de radio et de télévision du Canada et que le problème de la concentration des médias mérite une intervention du gouvernement fédéral.
Brian Payne, président du SCEP, a souligné que « la question de la concentration des médias a trait non pas aux droits des éditeurs mais plutôt au droit de la population canadienne d’avoir un choix de nouvelles et d’analyses et au droit des journalistes d’exercer leur métier ».
« Les Canadiens et les Canadiennes disent que les propriétaires des médias sont trop puissants et qu’il est temps d’imposer des limites à l’influence que l’argent peut donner sur nos médias », déclare M. Payne. « Les empires médiatiques du Canada débordent le cadre des affaires et jouent un rôle politique. La population canadienne croit qu’ils ne devraient pas agir ainsi et que cela nuit à la liberté d’expression. ».
La grande majorité des Canadiens et des Canadiennes croient également que la concentration des médias a restreint la liberté d’expression des médias canadiens et que la législation devrait défendre les droits des journalistes individuels de couvrir des nouvelles et d’exprimer leurs opinions dans les médias pour lesquels ils travaillent. La grande majorité des répondantes et répondants a en outre indiqué que le gouvernement devrait prendre des mesures pour régler le « grave problème » que pose la concentration des médias au Canada.
Peter Murdoch, vice-président du SCEP aux médias, dit que « le sondage prouve que les Canadiens et les Canadiennes veulent que les journalistes et la diffusion de l’information soient protégés contre les caprices et les préjugés des magnats des médias. Il fait savoir aux entreprises médiatiques et au gouvernement que les Canadiens et les Canadiennes croient que l’intégrité même de l’information qui alimente notre démocratie est compromise par les effets de la concentration de la propriété des médias. ».
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