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Travailler dans les médias peut être
gratifiant, amusant et, ces jours-ci, dangereux. Vingt ans de services pour un
radiodiffuseur ou un éditeur et BAM! Vous êtes mis à la porte - les
propriétaires décident de comprimer la main-d’oeuvre pour faire de plus gros
profits. Voilà pourquoi le taux de syndicalisation est si élevé dans notre
industrie - nos employeurs sont sans pitié. Pour
plusieurs Canadiens et Canadiennes, le terme média est désormais accolé à «
entreprise », « entreprise médiatique », « journalisme d’entreprise ». Notre
métier est défini par ceux pour qui nous travaillons - de grandes entreprises
avec une étendue et un pouvoir énormes, mais peu d’engagement pour répondre aux
besoins d’information et de culture de notre pays. Le SCEP
est le plus important syndicat des médias au Canada. Nous représentons des
hommes et des femmes de tous les secteurs du paysage médiatique. Nous avons
exprimé notre voix pour défendre des individus au travail, nous nous sommes
tenu debout devant la dangereuse pyramide de la propriété des médias. Nous
avons comparu devant des comités parlementaires et des audiences
réglementaires. Nous avons manifesté et nous avons formé des lignes de
piquetage. Nous allons poursuivre toutes ces activités. Et pendant que nous faisions
face à tous ces défis, il est intéressant de noter qu’il a toujours été
difficile de diffuser notre message dans les médias - je décris cette situation
comme le baillonnage des médias, par les médias, pour les médias. Et nous
faisons face maintenant à un nouveau défi - la propriété étrangère. Les enjeux
sont sérieux. Nous prévoyons que le baillonnage va être encore plus agressif. Le
gouvernement Harper est déterminé à vendre nos médias à des intérêts étrangers.
Certaines entreprises médiatiques semblent déjà se positionner pour cette
éventualité. Or, il n’y a aucune raison de le faire. Nos plateformes
médiatiques, dirigées et contrôlées par des Canadiens et Canadiennes, sont en
bonne santé et rentables. Nous devons maintenir la situation telle quelle. Dans les
prochains mois, le SCEP, avec d’autres, va lancer une campagne en vue d’arrêter
- est-ce que le mot « trahison » est trop fort, non, je ne le pense pas - cette
trahison, cette liquidation de notre souveraineté culturelle. La campagne
comportera plusieurs facettes, mais la cible est le gouvernement de Stephen
Harper. Ne vous méprenez pas, nous connaissons la mécanique de ce rouleau
compresseur. Veuillez,
s’il vous plaît, porter attention à cet espace pour plus de détails. Entre-temps,
nous diffuserons des nouvelles relatives à d’autres enjeux et campagnes portant
sur les difficiles défis auxquels nous sommes confrontés avec les entreprises
médiatiques. Plus récemment, bien sûr, nous avons reçu l’annonce dévastatrice
de CanWest concernant l’érosion de la programmation locale à travers le pays,
et les pertes d’emplois pour plusieurs de nos membres qui ont dévoué leur
carrière à ce radiodiffuseur insensible. Restez à l’écoute.
Peter Murdoch
Vice-président, Média
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